Cercle Oenophile

23 janvier 2012

Bourgogne Aujourd’hui et à Paris

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Quand on commence à s’intéresser aux vignerons qui font du vin en Bourgogne, le magazine Bourgogne Aujourd’hui devient vite la revue que l’on guette dans sa boite aux lettres.
Cela faisait plusieurs années que j’étais au Chili en janvier quand ils organisaient leur grande dégustation dans la capitale française. Cette année, j’étais presque content de revenir d’Amérique du Sud parce-que je n’avais que quelques jours à attendre pour retrouver les vins de ma région favorite.

Après une partie de la journée décevante à arpenter les salles du Paris des Chefs, je traversais Paname dans une petite diagonale. Les amateurs n’avaient que 90 minutes pour gouter les vins. C’est très très frustrant quand on veut commencer à parler avec le vigneron de ses cuvées.

 

Ce soir-là, les seules têtes connues étaient celles de Cécile Latour et d’Aurore Devillard. Je profitais donc de toutes ces têtes de vignerons et cols de bouteille inconnus pour laisser le hasard me guider entre les tables en limitant le voyage entre Dijon et Châlon.

Parfois presque à l’aveugle, certains stands étant désertés par les producteurs en début de soirée pour cause de dernier TGV pour Dijon à prendre.

La plupart des vins dans les millésimes 2009 ou 2010, très contrastés, très instructifs pour se faire une idée du style du vigneron et de son adaptation à des scenari climatiques contrastés.

Quelques notes, dans l’ordre alphabétique du livret où je les ai prises.


Domaine Bertagna

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Nuits Saint Georges, Premier Cru Les Murgets 2010.
Encore trop jeune pour révéler son terroir. Pour l’instant que le fût, avant le fruit.

Vougeot, Premier Cru Clos de la Perrière Monopole, 2010.
Nez concentré, encore sur la réduction. Bien en bouche, de la longueur. Sur un beau fruit.

Vosne Romanée, Premier Cru les Beaux Monts, 2009.
Personne pour faire déguster les vins sur ce stand. Dommage qu’ils aient laissée une bouteille bouchonnée en libre service avant de partir.

Clos Saint Denis Grand Cru, 2009.
Le contraste évidemment: puissance du vin et de l’élevage avec ce millésime. Mais cela reste élégant.


Domaine Brigitte Berthelemot

Je déguste les blancs avec Brigitte Berthelemot et les rouges avec Marc Cugney (c’est rare de trouver le même nom sur l’étiquette des bouteilles et sur le badge des vignerons). J’apprends au détour de la conversation qu’ils étaient au salon des Vignerons Indépendants en novembre dernier et je regrette déjà de ne pas y avoir croisé leurs vins.

Meursault, Les Tillets, 2010.
Belle équilibre. Un peu d’amertume. La finale est bien et reste sur le fruit. Presque cette tension minérale qui me fait préférer les Puligny aux Meursault.

Beaune Premier Cru Clos des Mouches, 2010.
Moins séduisant aujourd’hui. Plus retenu. Le bois domine l’amertume. Demande un peu de patience pour en profiter.

Beaune Premier Cru Grèves, 2009.
Nez sur le joli fruit du pinot. L’ambassadeur typique de la Bourgogne.

Beaune Premier Cru Clos des Mouches, 2009.
La même étiquette mais dans une autre couleur et avec un an de plus. Un pinot dans le style compoté de certain 2009.

Pommard, Noizon 2009.
Le bois et les épices. De la matière en bouche. Bien, avec une belle acidité en finale.

Pommard, Noizon 2008.
La même étiquette avec un an de plus. Millésime moins généreux fait plus ressortir le fruit du pinot au nez. En bouche, plus dur après un 2009.


Domaine Bohrmann

Je ne retrouve pas sur leur site internet les vins que j’ai notés à la dégustation. Pourtant ce sont bien Sofie Bohrmann et Dimitri Blanc qui m’ont servi les vins du domaine.

Saint Aubin, Premier Cru En Remilly, 2010.
Sur l’acidité et l’élevage. Un peu déconcertant pour le dégustateur qui ne connait que ce premier cru chez Denis Clair.

Meursault, Clos de Cromin, 2010.
J’ai encore tellement à découvrir en Bourgogne. Quand je vois surgir des noms de lieux-dits aussi pittoresques que celui-là, il y a de quoi se réjouir. Aussi sur l’acidité. Mais pas d’amertume pour la rendre désagréable. Est-ce qu’au bout de deux vins cela suffit à définir un style ? Bois se marie mieux ici.

Puligny Monrachet, Premier Cru La Garenne, 2010.
Là encore, comparaison très virtuel avec la version de Denis Clair (dont je préfère les Saint Aubin). Nez discret, mais sur un joli registre. Toujours sur une construction acide. Jolie matière en bouche. Le bois toujours très présent en final.

Monthélie, Les Jouerres 2009.
Sur un profil épicé, inattendu pour moi sur ce village.

Pommard, Vieilles Vignes 2009.
Sur les tanins. Ressemble plus à un Pommard 2008 de Rodolphe Demougeot que ses fruités 2009.


Domaine Champy – Laleure Piot

Pour une fois, ce n’est pas Dimitri Bazas qui me fait déguster les vins du domaine. Dommage de ne pas le retrouver: avec la gamme de sa maison il avait su me montrer la hiérarchie entre les villages et les grands crus de pinot bourguignons, avec une simplicité pédagogique bienvenue lors de mes débuts.

Volnay, 2009.
Premier nez sur la réduction, puis un peu de fleurs. Bouche plus souple. Un peu de fruit, délicat, sans trop d’extraction.


Domaine Chanson Père et Fils

Comme chez Champy ce soir-là l’accueil chez ces négociants est décevante. La différence entre un vigneron amoureux de son travail qui veut transmettre sa passion à celui qui goute son vin et un commercial qui laisse tomber les sourires quand il ne sent pas l’acheteur potentiel dans celui à qui il sert le vin ?

Attiré par l’étiquette, pour comparer à celui de Berthelemot.
Beaune, Premier Cru Clos des Mouches 2009.
Sur l’acidité, bienvenue ici pour un 2009. Finale quand même sur le caramel. Le fût est présent, sans impression de sècheresse.


Château de la Crée

Marange, En Goty 2009.
Nez fermé. Tanins bien présents, mais glissent bien aussi. Un peu de pinot (fruit).

Santenay, Clos du Château, Monopole 2009.
Sur le fruit. Joli. Finale aussi sur le fruit. Plus séduisant.

Santenay, Premier Cru Gravières, 2009.
Sur l’acidité et les épices. (Le PC Gravières apparait comme un chardonnay sur leur site).

Santenay, Clos du Château, Monopole 2008.
Même profil sur le fruit que le 2009. Avec l’acidité des Gravières. Finale moins fruitée.


Domaine Vincent Latour

De mes dégustations au domaine, je ne connaissais que Cécile et n’avais pu croiser Vincent qu’une seule fois dans la cour. Cette fois, je pouvais déguster une grande partie de la gamme en blanc et parler avec le vigneron.
Ici, il y une patte ou un style qui me ferait acheter toutes les cuvées les yeux fermés, même les Meursault (appellation dont je n’ai pas toujours le snobisme de gouter à la rondeur lactée très répandue).

Saint Aubin, Thomas 2010.
Nez ouvert. De l’amertume. Bien rond en bouche. Bien pour un village.

Saint Aubin, Premier Cru Les Frionnes, 2010.
Nez fermé, plus floral (tilleul). Moins d’amertume et plus d’acidité. Le fruit ressort plus.

Meursault, Meix Chavaux 2010.
Nez plus sur le fût. De la rondeur. Meilleur équilibre amertume/acidité. Plus agrume en finale.

Chassagne-Montrachet, Les Benoites 2010.
Nez floral type acacia. Impression sans amertume, plus sur le minéral. Plus sur le fût en bouche. Là encore sans amertume.

Meursault, Premier Cru Poruzots 2009.
Nez sur le fût (noisette). Du gras. Le style est largement différent. De fruit, un peu sec (alcool ?).

Volnay, Vieilles Vignes 2010.
Nez encore retenu. Toute la difficulté de gouter des pinots 2010 après des 2009. Il y a quand même du fruit.


Domaine Roux Père et fils

Saint Aubin Premier Cru La Chatenière 2009.
Nez et bouche sur le fût. De la chaleur mais pas de sècheresse.

Saint Aubin Premier Cru Les Cortons 2009.
Nez fermé. Un peu anisé. En bouche, le fût est plus intégré, aidé par plus de matière. La finale est sur le caramel. Du style.

Chassagne-Montrachet Premier Cru Les Macherelles 2009.
Nez classique, presque Puligny pour moi. Belle tension pour un 2009. Construit sur la longueur/finale.

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Paris des Chefs, quelques ateliers œnologies

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J’avais déjà retenu ma soirée pour répondre à l’invitation de Bourgogne Aujourd’hui d’aller à la rencontre des vignerons présents sur leur salon parisien. L’occasion était intéressante de consacrer toute la journée aux vins grâce à l’invitation de Bettane et Dessauve d’assister à une manifestation dont je n’avais encore jamais entendu parler, Paris de Chefs.

Me voilà donc candide découvrant cet évènement tout en m’étant consciencieusement inscrit au préalable à trois ateliers d’œnologie.

En ce lundi matin, accueil efficace et très classieux. Peu de monde me retarder avec de trouver la salle, mais j’arrive quand même en retard pour le premier atelier sur les vins du Languedoc sponsorisé par Bettane et Dessauve et animé par leur dégustateur attitré de la région.
Beaux verres de dégustation (3 par personne, ça tombe bien il y a 3 vins à déguster). Une installation style comptoir de bar, mais avec l’ambiance de la cuisine à proximité avec deux ateliers “cuisine” dans la même salle qui perturbent complètement l’ambiance sonore et olfactive. Difficile d’entendre notre animateur et de sentir autre-chose que les délicieux effluves des plats en train de se préparer à nos côtés.


Atelier Languedoc par Bettane et Dessauve

Après une bref présentation de la région, l’animateur nous confie que c’est une gageüre de se faire une idée de ses vins avec seulement 3 bouteilles, là où une centaine permettrait de montrer la diversité des styles et des appellations.
Les trois vins choisis étaient sympathiques. Personnellement, ils confirment que je suis dans un phase “mourvèdre”: depuis quelques mois, j’ai tendance à préférer les vins où ce cépage s’exprime.

Languedoc, Château de Cazeneuve, Carline rouge 2010, AOC Pic Saint Loup
Ce vin a été choisi pour présenter les conditions un peu plus tempérées de cette AOC (un peu plus d’eau et un peu moins de chaleur que dans la plaine). Assemblage de Grenache, Syrah et Cinsault. Nouvelle cuvée prise en main par Quentin Leenhardt. Nez sur la tension, précis et fin. La bouche est sur une fraicheur mentholée. De la longueur mise en évidence par l’absence de lourdeur.

Languedoc, Château Saint Martin de la Guarrigue, Grès de Montpellier 2009, AOC Coteau du Languedoc.
Juste au dessus de l’étang de Thau. Le mourvèdre semble se plaire ici. Vieilles vignes de Mourvèdre majoritaire, complété de Syrah et de Grenache. Le nez est moins sur les fruits frais, plus sur les épices de la garrigue et un peu d’arômes de viandée font penser au registre des Bandol. L’objectif est ici de présenter un vin de texture.

Languedoc, Domaine La Grange Léon, L’audacieux 2010, AOC Saint-Chinian.
Ce vin doit sa présence dans le guide B&D à l’audace de Joël Fernandez qui est venu faire gouter les vins de son domaine en dehors de ceux choisis. Je connais un peu les vins de Saint Chinian pour en avoir dégusté un petit échantillon pour préparer une séance d’un club. Ici L’audacieux est sur les schistes du nord sur le village de Berlou mais ne revendique pas l’appellation communale Saint-Chinian Berlou. Dominante de Carignan, complété de Syrah et de Grenache. Sur le fruit, presque floral avec la fraicheur.


Atelier Biodynamie dans le Monde par Vins du Monde

Le responsable commercial de Vins du Monde, filiale de Lavinia, nous présentait les vins issus de la biodynamie importés par sa société, avec l’aide technique de Álvaro Yáñez (?) de la bodega chilienne Monsecano. Déjà rencontré à la dégustation parisienne de Vins du Monde. Là encore, trop de bruit dans la salle pour entendre la moindre explication donnée sur les vins.

Deux blancs et quatre rouges dégustés. J'ai pris des notes comme pour les autres atelirs, la preuve en image par l'Actu du Vin:

Espagne, Rueda, Sitios de Bodega, Richard Sanz, Menade 2010.
Cépage Verdejo, qui éveille mon intérêt depuis ma visite en Galice. Ici, la verdeur rafraichissante de ce cépage se retrouve facilement. L’amertume est domptée. Simple mais joli représentant.

Australie, Barossa, Eden Valley, Maverick, Trial Hill vineyard, Riesling 2009.
Très minéral (on sentirait presque la craie). En bouche plus souple (glycérol ? plus que alcool). L’impression de calcaire revient en finale. Pas vraiment sur les agrumes.

Nouvelle Zélande, Michael Seresin, Momo Pinot Noir 2008.
Vin déjà gouté à Paris en octobre dernier. Trahissait alors sa naissance biodynamique. Mais pas aujourd’hui. Couleur déjà évolué, même pour un pinot de 3 ans. Nez plutôt bourguignon, sans la lourdeur nord-américaine. Un peu de sucrosité tout de même, mais équilibré par un peu d’amertume. Pas d’impression de tanins.

Chili, Vallee de Cassablanca, Montsecano, Refugio 2010.
Cépage Pinot Noir. Déjà gouté aussi en octobre. La couleur est vive, presque d’une Syrah. Au nez un peu de réduction, mais du fruit. Semble moins long. Pas à mon gout.

Italie, Rosso Toscano IGT, Colombaia, 2008.
Cépage Sangiovese majoritaire. Nez d’écurie typique, puis un peu floral (muguet, iris). Pas très intéressant à mon gout, trop naturel. En finale, amertume et tannins.

Australie, Beechworth, Castagna, Le Sauvage 2007.
Je garde un souvenir émouvant de ma première rencontre avec Julien Castagna. J’avais déjà gouté ce vin et les autres font de suite penser que Julien aime les cépages italiens. Ici presque que du Sangiovese, avec un peu de Syrah et de Viognier. Au nez un poil de vernis. Toujours une impression de renfermé avant de bien agiter le verre. Moins de fruit en bouche. Dominé par des notes de fumée.


Atelier Expression des grands Cépages dans le monde par Lavinia. Chardonnay.

Quatre chardonnay présentés pour illustrer la diversité de ce cépage. Toujours autant de bruits avec les démonstrations culinaires à côté et des odeurs très appétissantes qui donnaient envie de se mettre à table.

Australie, Adelaide Hills, Piccadilly Valley, Tapanappa, chardonnay 2007
Le nez est sur les notes boisées de l’élevage en fût. La bouche est retenue, en retrait. Toujours sur le fût (douceur de la vanille, plus que le grillé).

Nouvelle Zélande, Felton Road, Central Otago, chardonnay 2007.
Bouche sur le caramel. Un peu d’amertume quand même pour ne pas sombrer dans la douceur. Bien équilibré. Elevage déjà fondu. Intéressant.

Argentine, Monteviejo, Lindaflor, chardonnay 2009.
La même bodega qui fait le Clos de los Siete, un de mes rouges de prédilection de la région de Mendoza. Très marqué par le bois, et par les odeurs de cuisine de l’atelier d’à côté. Injugeable.

France, Bourgogne, Meursault, Domaine Bernard-Bonin, Les Tillets 2009.
Le français du lot. Se démarque par des notes plus floral (anis).  Plutôt réussi pour u chardonnay 2009 bourguignon, sans les dérives extrêmes (amertume tranchante ou douceur lourde). 

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12 décembre 2011

Dégustation autour des futs des 2010 de Blair Pethel du Domaine Dublère

Le BIVB en intégrant deux des cuvées de Blair Pethel dans sa Cave Prestige 2012 pour représenter la typicité et la qualité des vins de Bourgogne labellise ainsi tout l’intérêt que je porte aux vins du Domaine Dublère.
Cette après-midi là, la cuverie était occupée par les palettes en partance pour les différents continents. Même si Blair exporte le plus gros morceau de sa production, il garde du temps pour faire déguster ses vins en cours d’élevage aux passionnés de vins de Bourgogne qui passent à son caveau.

Mon copain américain de FB me présentait pour la troisième année ses vins avant leur mise en bouteille.


LES VINS BLANCS, Primeur 2010

Bourgogne “Les Millerends” 2010. Du chardonnay qui pousse en bordure des parcelles de l’appellation Meursault. Premier nez beurré, puis du fruit. Un peu de gaz (normal pour des vins loin de la mise). Bouche sur l’acidité lui donne une belle fraicheur. Un peu court, mais bien fait pour un Bourgogne “de base”.

Vin_Meursault_carte_CrototsMeursault “Les Crotots” 2010. Nez plus brioche que beurre. Attaque sur l’acidité, vite enveloppée par la matière. Finale sur une touche de pamplemousse.

 

 

 

Vin_Savigny_Les_Beaune_carte_VergelessesSavigny lès Beaune Premier Cru Les Vergelesses 2010. Un nouvelle cuvée. Plus de gras, dès le nez indique quel’on change de terroir. De la matière en bouche, sans chaleur. Bien, prometteur à ce stade.

 

 

 

 

Vin_Chassagne-Montrachet_carte_ChenevottesChassage-Montrachet Premier Cru Les Chenevottes 2010. Un grand saut qualitatif. Plus de concentration, plus de nuances de fruits jaunes. Finale glissante et savoureuse.

 

 

 

Vin_Chassagne-Montrachet_carte_ChauméesChassage-Montrachet Premier Cru Les Chaumées 2010. Nez plus floral que fruité. En bouche, moins large mais plus tendu. Une impression de minéralité que j’apprécie tant sur les Puligny dont je connais un peu mieux.

 

 

Corton-Charlemagne Grand Cru 2010. Nez discret, en retrait. Très tendu. Acidité sur le bout de la langue. Les picotements font danser des petites notes de fruits. Attendra sagement la fin de l’élevage.

Vin_Chablis_carte_GC PreusesChablis Grand Cru Les Preuses 2010. Encore aucune manipulation après les fermentation, dans sa phase “huileuse” un peu dérangeante pour le dégustateur amateur que je suis. Nez impressionnant, sur les fruits très exotiques. La bouche aussi concentrée sur ces fruits (passion, mangue). C’est le profil habituel des Preuses de Blair Pethel mais ici exacerbé.

 

 

 


LES VINS ROUGES, primeur 2010

Vin_Savigny_Les_Beaune_carte_Planchots NordSavigny lès Beaune “Les Planchots du Nord” 2010. La parcelle qui jouxte la cuverie. Nez fruité, encore un peu de réduction à ce stade de l’élevage.

 

 

 

 

 

Vin_Savigny_Les_Beaune_carte_TalmettesSavigny lès Beaune Premier Cru Les Talmettes 2010. La parcelle à côté des Vergelesses. Joli fruité. De la gourmandise, comme sur les chardonnay des Vergelesses.

 

 

 

 

 

Vin_Beaune_carte_Blanche FleurBeaune Premier Cru Les Blanches Fleurs 2010. La parcelle au bord de l’autoroute que l’on peut voir les vignerons travailler en venant de Paris. Nez floral, typiquement floral. En bouche, quand la légèreté se fait finesse.

 

 

 

Vin_Volnay_carte_PituresVolnay Premier Cru Les Pitures 2010. Plus gourmand, un peu de tanins, gagne beaucoup à l’agitation dans le verre.

 

 

 

 

 

Vin_Volnay_carte_TaillePiedsVolnay Premier Cru Taille Pieds 2010. Le même profil mais avec plus de gras. Fait moins ressortir les tanins.

 

 

 

 

 

Vin_Nuits_Saint_Georges_carte_BousselotsNuits Saint Georges Premier Cru Aux Bousselots 2010. Une autre nouveauté dans la gamme. Blair a entrepris un gros travail pour donner à ces vignes une aptitude à donner les raisins qu’il recherche. Un peu lisse pour un Nuits Saint Georges mais le croquant est bien exploité.

 

 

Vin_Morey_Saint_Denis_carte_BlanchardsMorey Saint Denis Premier Cru Les Blanchards 2010. Joli dès le nez. Sur l’élégance. Pas d’acidité ni de tanins marqués montrent l’équilibre qu’à déjà ce vin. Incontournable.

Posté par CyrilBasco à 18:12 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
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Rully: première rencontre avec Claudie Jobard

Nobert, nouveau membre du Cercle mais loin du candide en matière de vins, en cadeau de bienvenue m’avait mis sur la piste des vins de Rully de sa vigneronne favorite de la Côte Chalonnaise.

J’avais réalisé à la faveur de récentes dégustations à l’aveugle que mes vins préférés de Rully faits par Vincent Dureuil-Janthial sont très marqués par le bois. Il faut dire que j’étais entré aux vins de Rully il y a 10 ans par le caveau à dégustation de Paul Jacqueson qui m’avait fait découvrir la vinification en fût.
Depuis je reste attaché aux chardonnay de Rully où les prix restent sages sans s’approcher de certains blancs de Côtes de Beaune.
Claudie Jobard a plusieurs cordes à son arc puisqu’elle conduit de front les différentes activités héritées des compétences de la famille. Pépiniériste de père en fille pour fournir des plants de chardonnay et de pinot noir à ses voisins bourguignons, vigneronne pour exploiter les terres acquises par le père sur Rully, et tout récemment par la reprise de celles du grand-père sur Pommard, et enfin œnologue conseil, de mère en fille, pour mettre en bouteille ses vins et ceux de ses clients.

Première prise de contact autour de vins récemment mis en bouteille pour la plupart. Remise à zéro de papilles après la dégustation des primeurs prélevés sur fût de Dureuil-Janthial le matin.

Rully, blanc, Clos La Folie 2010.
Élevage 80% en fût dont 1/5 neuf. Nez plutôt bonbon, sur la souplesse. Pas trop sur le profil minéral, plutôt fruit blanc (poire).

Rully, blanc, Premier Cru Les Cloux.
Premier Cru vinifié à part pour la première fois. Et premier essai de fût un peu plus gros (350l contre le traditionnel 228l). Nez plus complexe, plus fruits jaunes que blancs, presque ananas. Bouche plus ample, toujours sur le fruit, sans sècheresse.

Rully, blanc, Premier Cru 2008.
Pour découvrir les vins du domaine autrement que par les tout jeunes 2010. Sur ce millésime, encore l’assemblage de deux Premier Cru Les Cloux et Les Fosses. Nez sur la douceur. Un poil caramel. Sur une structure acide. La douceur en finale semble traduire l’élevage sur lie. Encore un peu de poire.

Rully, rouge, La Chaume 2010.
Première bouteille ouverte après la mise de la semaine dernière. Sur le fruit dès le nez. En bouche, souple et direct. Un pinot gourmand, bien fait. Très typique du profil que j’aime à trouver sur Rully en rouge.

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Vincent Dureuil-Janthial - primeurs 2010

Pendant les mois de novembre et décembre, Vincent Dureuil-Janthial bloque un jour par semaine pour accueillir ses clients impatients de découvrir le nouveau millésime avant que les cuvées ne soient mises en bouteilles.

Vincent a été un des tout premiers vignerons chez qui je sois allé pour gouter et acheter du vin. Ce fut aussi le premier à me proposer de gouter ces vins encore en cours d’élevage au débutant que j’étais. Cela reste un exercice difficile pour le dégustateur amateur.
Avec les années passées à renifler dans les verres de vins, je n’ai pas franchement l’impression de progresser. Les dégustations à l’aveugle pratiquées en club ou en privé me confrontent toujours à la subjectivité de mes perceptions.

Cette année, je ne sais pas si mes sens progressent ou si le millésime s’y prête, j’ai trouvé sur les dégustations en primeur de la journée que les vins avaient encore beaucoup de gaz. Ce qui est tout à fait normal à ce stade, mais j’ai senti le perlant plus nettement cette année que mon souvenir des années précédentes.

Ce matin, avant de déjeuner, pour la première fois chez Vincent, je fais la dégustation sans être accompagné d’amateurs Belges (j’en ai quand même croisé avant d’arriver) mais d’un caviste, d’un sommelier et de deux couples de restaurateurs espagnols.

Les Vins blancs, primeur 2010

Bourgogne Aligoté. Nez déjà bien ouvert sur le fruit. De la douceur, l’arrondie de l’élevage en fût. Un peu d’amertume en finale mais plutôt sur l’acidité.

Bourgogne. Nez boisé. Attaque légèrement perlante, puis l’acidité prend vite le relai. Assoupli par le fût. Pas d’amertume mais à ce stade des jolis pointes d’agrumes.

Rully. Assemblage de 4 parcelles, élevage dans 20% de fûts neufs. Toujours un peu perlant. Plus de matière : le boisé est lus diffus. Moins sur l’acidité, plus souple, la tension paraît plus minérale.

Rully Maizière. Nez fermé. Encore du gaz. Bouche fruitée, plus ouvert que le nez. Difficile à juger à ce stade.

Rully Premier Cru Le Meix Cadot. Nez soupçon de caramel. J’ai presque l’impression de reconnaitre le profil d’un Meix Cadot au nez (le fût un peu plus ambitieux dans cette cuvée ou vraiment le terroir ?). Plus de complexité à l’agitation. En bouche, plus marqué par le fût.

Rully Premier Cru Vauvry. Nouveauté, vignes plantées par Vincent en 2007. Nez sur le fût. En bouche, l’acidité est domptée. La matière un peu moins présente que sur le Meix Cadot : en finale, le fût prend plus le dessus.

Rully Premier Cru Chapitre. Nez discret. Premier nez floral, puis le fût. Attaque souple, moins gras que Vauvry, avec la même minéralité.

Rully Premier Cru Margotés. Vignes plantées en 1945. Nez sur le fût, plutôt douceur de la vanille, puis sur une minéralité très caillou. Bouche sur la tension acide. L’équilibre avec les amers des agrumes rappellent les 2006. A attendre.

Rully Premier Cru Le Meix Cadot Vieilles Vignes. Vignes plantées en 1920. Nez boisé, caramel, moins ouvert que le Meix Cadot. Fût bien intégré. Bouche sur la puissance, à ce stade moins structuré autour d’une tension acide. A ce stade, tout n’est pas encore en place ici et parait moins gourmand que le Meix Cadot.

Puligny Montrachet Premier Cru Champs Gains. Premier nez floral avant l’arrivée du fût. Un peu de perlant. Attaque sur la fraicheur et sur l’acidité. Plus droit que le Meix Cadot Vieilles Vignes. Finale paraît plus longue. Le contraste est particulièrement saisissant dans ce millésime avec le Meix Cadot dégusté avant, surtout avec une Vieilles Vignes encore chahutée. Ma préférence pour le PC Margotés s’explique encore avec son profil proche de Puligny.

Les Vins rouge, en primeur 2010

Bourgogne. Nez très gourmand, comme d’habitude ici. Bouche directe, courte mais bien pour cette entrée de gamme.

Rully. Nez clou de girofle, plus typique du pinot. En bouche, moins tendu. Un peu sec en finale.

Rully Maizières. Premier nez, un peu de mercaptan passe vite à l’agitation pour un fruit plus frais. Moins tendu : impression de soyeux. Fruité en bouche plus à mon gout. Moins de sécheresse en finale.

Rully En Guesnes. Sur les petits fruits rouges croquants (cerise). Finale sur l’acidité sans sécheresse.

Mercurey. Nez plus sur fût, plus sérieux et un peu de sucrosité (différent de soyeux). Plus de matière et moins d’acidité.

Nuits Saint Georges Premier Cru Clos de Argillières. Nez sur la réduction, pas de fruit à ce stade. Met du temps à passer avec l’agitation. En bouche, sur la griotte, plus de matière. Le fût est bien intégré. Pas en valeur à ce stade pour marquer la différence.

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02 décembre 2011

Le Grand Tasting 2011: grosses et petites impressions

Encore deux belles journées de dégustations et de rencontres avec les vignerons et leurs vins. J'étais accompagné avec mes amis réels des clubs de dégustation, les LPViens et autres amis FB restant encore trop virtuels pour que je les salue (Gildas, la prochaine fois je saurais que pour te repérer il faut surveiller les têtes qui dépassent de la troisième ligne de la mêlée pour atteindre Angelus;)).

Il y avait du monde, mais rien d'insurmontable même pour un agoraphobe léger comme moi. A part l’essaim autour de l'Angélus, certains stands renommés m'avaient l'air d'être assailli seulement par vague. J'ai pu ainsi profiter de mon long séjour dans les différentes salles pour repasser dans l’œil du cyclone: même le vigneron est alors soulagé de retrouver un peu de calme pour pouvoir avoir une conversation avec vous en ayant le temps de reposer les bouteilles.

Les vins dégustés et les gens rencontrés sont souvent suffisamment captivants pour ne pas prêter attention à ce (ceux) qui se passent dans les allées. Après 18h00, la jeunesse a heureusement le vin gai, même si les vignerons font parfois la moue pour servir des visiteurs éclairs qui ont les dents aussi noires que moi d’anthocyanes mais le regard un peu vague.

Les moments les plus marquants de cette année, au fil de mes notes sur le carnet distribué, indépendamment de l'ordre des visites.


Alsace.
Une région que je connais très mal étant très vite fatigué par les boissons sucrés. J’ai en cave plus de riesling secs allemands et autrichiens que de vins alsaciens. Les salons sont vraiment les endroits où vous pouvez me voir déguster des alsaciens.

Agathe Bursin. Nous avons été guidés sur ce stand par Javier Zaccagninni et Florent Barrère qui présentaient à quelques mètres de là la distribution de leurs vins espagnols. Une Agathe d’un sourire radieux pour s’excuser qu’elle n’avait plus que deux vins à faire déguster en cette fin de salon.

Alsace Grand Cru Zinnkoepflé Riesling 2010. C’est joli, le fruit est porté par l’acidité. Mais pas aussi simple que cela : la légère impression iodée en fin de bouche le rend moins minéral que certains allemands.

Alsace Grand Cru Zinnkoepflé Riesling Vendanges Tardives 2009. Une année de moins et les baies récoltées un peu plus tard sur la même parcelle en attendant qu’un tiers soit botrytisé. Déconcerté par l’absence de lourdeur de cette VT, le fruit est encore frais. L’impression iodée est toujours aussi discrètement là, mais il se passe plein de chose en bouche avant de la sentir.

Paul Blanck. Rencontre avec un grand homme Philippe Blanck.qui présente les vins de la famille et met en avant les terroirs avant les cépages. J’ai quand même préféré leurs rieslings dans la jeune expression du Schlossberg 2008 plutôt que les mâtures Furstentum 1993 et 1991.


Bordeaux

L’impasse délibérée. N’ayant pas trouvé de pistes sur internet de vins incontournables à déguster ici, je n’ai pas cherché de stands proposant plus des millésimes à boire que les démonstrations de fabricants de barrique des vins jeunes.

Quand même un arrêt chez Sociando-Mallet parce-que c’est le seul Bordeaux que j’achetais encore en Foire aux Vins depuis leur millésime 2001. Pas vraiment d’émotions : le dégustateur doit être aussi vivant que le vin, il doit passer par des phases de fermeture. Des bouteilles donc à ouvrir plus pour faire plaisir à mes invités d’un soir. Et pas d’intérêt à se rabattre sur la Demoiselle en FAV.


Bourgogne.
Ma région de prédilection. Le vigneron ne pouvant pas me faire déguster lors de mes passages solitaires au domaine qu’un nombre souvent très limité de toutes les cuvées qu’il met en bouteille, ces salons sont une bonne occasion d’étendre la dégustation. Et aussi de ne pas bouder les négociants.

Bret brothers, La Souffrandière. Jean-Philippe Bret seul au manœuvre derrière le stand dont l’affluence permet de mesurer les retours sur leurs investissements en communication. A force de mes rencontres au domaine et du plaisir renouvelé à remonter de cave leurs 2004 ou 2005, cela fait partie des vins que j’aime rien qu’en voyant l’étiquette.

Mâcon, chardonnay 2010. Nouvelle cuvée d’entrée de gamme du domaine. Bien, très fruité. Glisse très bien. Parfait au resto.

Saint-Véran, climat « En Combes » 2010. Sur la tension minérale. Austère pour l’instant.

Pouilly-Vinzelles « La Souffrandière » 2010. Nez ouvert, sur le fruit. Equilibre en bouche, déjà du plaisir. Vraiment bien.

Pouilly-Vinzelles climat « Les Quarts » 2010. Encore plus de fruité. Un peu impressionnant pour un dégustateur timide. Un futur Premier Cru du Maconnais ?

Pouilly-Fuissé « Terres de Vergisson » 2008. Le fruit et la tension acide que j’aime dans leurs vins. Peut commencer à se boire.

Butterfield. Déjà séduit par ceux qu’apprennent à faire les nord américains à Beaune avec Blair Pethel, je rencontrais pour la première fois les Chardo du canadien David Butterfield.

Meursault 2007. Au nez très boisé (vanille, pain beurré). De la richesse en bouche qui fait passé le boisé. Manque un peu de tension, par rapport aux 2007 que je connais et parce-que je préfère les Puligny, mais c’est plutôt à son avantage pour un Meursault 2007.

Meursault Premier Cru Les Charmes 2008. Plus tendu et fruité. Malheureusement pour mon portefeuille, cela confirme que je préfère les premier cru sur Meursault.

Monthelie « Les Hauts Brins » 2010. Nez fruité mais assez sec en bouche (jeunesse de l’élevage ?). J’aurais une meilleure vision des chardonnay 2010 dans une semaine après ma tournée.

Clos du Moulin aux Moines. A la recherche de nouveaux pommards, découverte des vins de Jordane Andrieu d’après la liste des vins sur le guide.

Vin nature. Pinot noir servi dans une jolie carafe en serpent à lunettes prêt à mordre. Mon compteur Geiger aux vins naturels beuze dès le premier nez. C’est un vin nature. Pas la peine d’aller plus loin, dans l’état de mes connaissances de ces vins, je suis incapable de les raccrocher à mes points de repère sur les cépages ou les appellations.

Bourgogne « Aux Seurrets » 2009. Un pinot noir facile, sur le fruit. Mais la finale est un peu sèche.

Auxey-Duresses « Moulin aux Moines », Vieilles Vignes et Monopole 2009. Joli fruité flatteur du 2009. Bien, encore à attendre, bien que la finale gouleyante donne du plaisir de suite.

Pommard 2009. . J’apprécie le joli touché soyeux et le fruit. Vraiment bien.

Pommard Premier Cru « Clos Orgelot », Monopole 2009. Il me semble l’avoir gouté mais je n’ai pas pris de notes.

Jessiaume. Le père étant occupé avec des journalistes de la RVF, je faisais la dégustation des rouges avec le fils Jean-Baptiste. C’était mon coup de cœur du salon de l’année dernière avec des pinots dans un millésime 2008 plutôt difficile. Un peu excité pour ce « Second Date » avec les 2009. J’apprécie aussi beaucoup les informations qu’ils donnent (ils ont l’air de deviner ce que l’on a envie d’entendre) et leur carte qui présente leurs terroirs.

Santenay Premier Cru « Les Gravières » 2009. Nez sur la puissance. Bouche bien équilibrée sur le fruit et la sucrosité sans sécheresse. Je retrouve le style exubérant des pinots de Frédéric Magnien, mais avec moins d’esbroufe (peut-être seulement parce-que l’on est pas en Côte de Nuits).

Beaune Premier Cru « Cent Vignes » 2009. Bien, sur le fruit (comme beaucoup de 2009 apparemment encore à ce stade). Bel élevage sur un joli grillé.

Pommard Premier Cru « Fremiers » 2009. J’oublie de prendre des notes.

Corton Grand Cru « Perrières » 2009. Très arrondi. Grillé et épicé.

Échezeaux Grand Cru 2009. La vinosité et la classe (soyeux et belle acidité). Vraiment bien.

Chambertin Grand Cru 2009. De la vinosité étonnante pour un vin de cette concentration. En bouche, la puissance est là avec un élevage fondu. Une légère astringence en finale le destine certainement à une certaine garde. Bien

Thibault Liger-Belair. Si jamais un jour je perds mon engouement pour le Pinot Noir bourguignon, servez-moi un vin de Thibault Liger-Belair pour couper court à mes errements. Je suis très influençable par le vigneron et évidemment je ne pourrais pas reconnaitre à l’aveugle un vin de Liger-Belair, mais voilà des étiquettes que je bois avec le souvenir inspiré de mes rencontres avec le vigneron. Sur ce salon, il met l’accent sur son vignoble en Moulin à Vent sur deux cuvées et deux millésimes.

Moulin à Vent, « Les Vieilles Vignes » 2010. Fruité et tendu.

Moulin à Vent « La Roche » 2010. Le même en plus racé. Semble durer plus longtemps ou révéler plus d’arômes.

Moulin à Vent, « Les Vieilles Vignes » 2009. Très large. En plein dans la générosité du gamay en 2009 par ici.

Moulin à Vent « La Roche » 2009. Large mais pas aussi exubérant. La même différence de profil qu’en 2010.

Nuits Saint Georges Premier Cru « Les Saints Georges » 2007. En toute subjectivité : sublime. Mon dilemme : avec qui partager cette bouteille que j’ai pu acquérir grâce au Nuits au Grand jour ? Dire qu’il faut que j’attende encore au moins une décennie avant de passer de la liste d’attente à celles des clients du domaine.

Vosne Romanée « aux Réas » 2009. Pas pris de notes. De toute façon, vous aurez compris qu’elles n’ont ici aucune valeur critique.

Jean-Marc Brocard. J’avais découvert leur gamme de Chablis l’année dernière, autant séduit par les vins que par leur présentation par une de leur sympathiques hôtesses (très pro, sachant jouer avec habilité de la séduction). Cette année, bien qu’elles étaient encore présentes, un barbu me présentait les vins, j’ai ainsi pu me concentrer sur les vins sans me préoccuper de faire l’intéressé. Je réalisais au fil de la conversation qu’ils sont en biodynamie. J’étais donc sur le qui-vive : la frontière est proche avec les vins naturels qui me posent problème. Comme au premier rencard avec une jeune femme séduisante où vous réalisez dès l’apéritif qu’elle n’a pas eu le temps de prendre une douche après sa journée de travail et que son odeur de transpiration embrume complètement vos sens et complique les perspectives que vous envisagiez.
Heureusement, on est ici à Chablis et les deux pieds dedans, les yeux fermés et les narines ouvertes.

Petit Chablis 2010. Séveux plus que fruit. En bouche, arrondi avec une joli pointe agrume en finale.

Chablis Sainte Claire 2010. Versant N-O en biodynamie depuis 2006. Nez bien ouvert. Belle bouche sans acidulé.

Chablis, domaine de la Boissonneuse 2009. Versant N en biodynamie depuis 1998, élevage pour moitié en demi-muids. Chaleureux et rond. Semble plus court.

Chablis Premier Cru « Vau de Vey » 2010. Elevage en cuve. Nez floral et minéral. Belle tension en bouche, typique de Chablis. Bien.

Chablis Premier Cru « Butteaux » 2009. Appartient au PC Montmains. Elevage en cuve. Chaleureux comme un 2009 mais plus de matière. Impression de minéralité en retrait.

Chablis Premier Cru « Vaulorent » 2009. Nez fruité de fruits blancs (pêche, poire) puis passe au minéral et sur le fût. En bouche, un peu sec mais la richesse du fruit des 2009.

Chablis Grand Cru « Les Preuses » 2009. Encore discret au nez et marqué par le fût. En bouche, plus d’intérêt, le fruit étant bien là avec la tension minérale recherché à Chablis. L’élevage en fût lui demande d’attendre un peu.

Louis Jadot. Comme en Champagne, le nom des grandes maisons de négoce ne me font pas fantasmer dans mon approche sentimentale du vin. Mais il est toujours intéressant de connaitre l’interprétation des terroirs par un vinificateur qui transforme 154ha de vigne en vin.

Pouilly-Fuissé « Les Perrières » 2009. Chaleureux comme un 2009.

Santenay « Clos de Malte » 2008. Nez ferreux. Bouche souple. Bel élevage pour un 2008 (pas d’amertume).

Puligny-Montachet « Clos de la Garenne » 2006. Nez très beurre frais. Belle tension en bouche. Finale très intéressante.

Moulin à Vent « Clos de Rochegrés » 2007. Nez sur le fût. Mieux en bouche.

Louis Latour. Exploration de quelques grands chardonnay.

Meursault Premier Cru « Perrières » 2008. Nez noisette, tendu. Bouche très beurre domine le fût. Mérite le nom de l’étiquette.

Corton Charlemagne Grand Cru 2008. Bouche moins beurrée. Moins d’impression de puissance. Serait-ce cela le raffinement d’un grand cru et le raisin qui digère mieux le fût. ?

Lucien Muzard. Ni Claude, ni Hervé sur le stand mais une madame qui semblait bien éreintée en cette fin de samedi. Stand où je suis allé sur les conseils de Gildas.

Santenay Premier Cru « Maladière » 2009. Sur le fruit rouge (groseille). Un peu astringent. Le fruité est gouleyant en bouche. Un peu grillé. Le style est sympa.

Santenay Premier Cru « Clos Foubard » 2009. Tendu et astringent. Recherche du fruit évidente. Un peu sec, surtout pour un 2009.

Santenay Premier Cru « Beauregard » 2009. Sur le grillé et les épices. Plus doux, sucrosité dans le style 2009.

Pommard « Les Cras » 2008. Nez un peu bitume, terreux. En bouche, bien fait fait, gouleyant. Plus de fruit qu’au nez.

Pommard « Les Epenots » 2008. Au nez, un peu produit d’argenterie, puis café. Pas trop à mon gout. En bouche, un peu astringent.

Volnay Premier Cru « Chanlins ». Je n’ai pas noté le millésime. Sérieux. Du grain. Plus floral en bouche.

Nicolas Rossignol. Dégustation avec le vigneron qui défend son interprétation des sols plus que des appellations. L’ordre de la dégustation illustre donc son classement selon cette clé.

Pommard Premier Cru « Chaponnière ». Tendu sur l’acidité. Un peu sec. En peu réglisse en finale.

Volnay Premier Cru « Clos des Angles » 2009. Epicé. Plus fondu.

Volnay Premier Cru « Chevret » 2009. Un peu plus chaleureux. L’impression de sucrosité le rend moins sec.

Pommard Premier Cru « Frémiers » 2009. Nez sur le grillé du fût. Même sucrosité en bouche mais avec plus de fruit frais.

Volnay Premier Cru « Caillerets » 2009. Au nez café du fût. Les tanins sont présents. Sérieux et séveux.

Pommard Premier Cru « Chanlins » 2009. Style tendu. Retour de la sucrosité. Tanins plus fondus. Bien.


Champagne.

Fleury. A la recherche de Champagne millésimé 1995, nous tombons sur ce stand.

Fleur de l’Europe. Brut nature, 90% Pinot Noir 10% Chardonnay. Belle maturité. Vineux.

Blanc de Noir, tradition. Plus souple.

Rosé de Saignée Brut. Comme son nom l’indique, rosé de saignée d’un Pinot Noir. Ample en bouche, les arômes durent. Me fait penser au rosé de De Souza.

Extra-Brut 2000. 70% Pinot Noir, 30% Chardonnay. Nez un peu levure de boulangerie. Pas trop mon truc.

Extra-Brut 1995. 80% Pinot Noir, 20% Chardonnay. Sur les fruits secs (noisette).

Prototype. Pas encore baptisé. Champagne nature, sans souffre. Inutile de le préciser : ça sent la pomme. La mousse est envahissante en bouche, mais c’est certainement une question de température. Plutôt souple en bouche, semble illustrer que le souffre « resserre » le vin comme les vignerons disent souvent.

Françoise Bedel. Arrêt sur leur petit comptoir de dégustation par hasard et en flânant avant l’arrivée de mes amis dégustateurs. Je suis vite mis sympathiquement au parfum par un des fils qu’ici nous sommes en territoire biodynamique. Depuis mon contact décevant avec les Champagnes nature d’Hélène et Bertrand Gautherot, je suis refroidi à l’idée de gouter encore des cidres. Heureusement, je trouve des bouteilles à mon gout ici. Domaine à surveiller.

Origine’elle. Pinot Meunier majoritaire. Assemblage de terroirs. Nez de fruit rouge. Un peu dosé.

Dis « Vin Secret ». Brut nature. 86% Pinot Meunier. Base 2003. Moins de mousse. Bizarre en bouche, plus de cire.

Entre Ciel et Terre. 80% Pinot Meunier et 20% Pinot Noir. Terroir d’argile. Vineux. Bien dosé. Sur la souplesse. Bien.

L’Âme de la Terre 2003. Extra Brut. 70% Pinot Meunier, Pinot Noir t Chardonnay. Nez un peu nature. Mais passe bien.

Comme Autrefois. Pinot Meunier, base 1998. Fermentation en fût. Nez à peine sur l’alcool à brûler, mais pas sur la pomme. Moins vineux (l’âge ?).

Gosset. Encore à la recherche de millésime antérieur à 2000, nous tombons sur cette maison aux bouteilles en quille qui sortent du lot. Les vins ont aussi tous un profil oxydatif particulier qui fera fuir mes compagnons de dégustation que j’avais entrainé sur ce stand.

Grand Blanc de blancs. Base 2005, 2006, 2007. Pas de malo. Un peu d’oxydation plus sur la noisette. Salivant en finale.

Grand Millésime 2000. 60% chardonnay 40% Pinot Noir. Nez de cave humide. Même évolution oxydative. Toujours cette impression saline en finale.

Celebris Vintage 1998. Extra Brut. Toujours un peu d’alcool à brûler. Toujours cette note oxydative des vins jaunes.

Moët et Chadon. Premier jour, première heure, premier stand à l’entrée de la grande salle. Nous ne cherchons pas plus loin l’entrée en matière.

Moët Impérial. 3 cépages : Pinots et Chardonnay et 3 années. Du fruit, plutôt rouge.

Moët Impérial Rosé. 40 Pinot Noir, 40 Pinot Meunier et 20 Chardonnay, +15% de vin rouge thermovinifié pour extraire la couleur sans les tanins. Un peu fraise.

Grand Vintage 2002. 50 Chardonnay, 20 Pinot Noir, 30 Pinot Meunier. Dure plus longtemps. Une acidité plus minérale qu’agrume. Joli.

Grand Vintage Rosé 2002. Tendu et expressif. Le raffinement de la fraise des bois. Très joli pour un apéritif une journée d’été.

Grand Vintage Collection 1992. 45 Pinot Noir, 40 Chardonnay, 15 Pinot Meunier. Dégorgement 2004. Vineux et complexité des arômes. Je le déguste deux fois pour le plaisir de le garder en bouche. Un beau vin.

Philipponnat.

Royale Réserve non dosée. 65 Pinot Noir, 25 Chardonnay 10 Pinot Meunier. Base 2006. Nez déjà souple. Net. Belle mousse.

Royale Réserve Brut. Base 2007. Plus vineux, plus souple évidemment. Bien

Cuvée « 1522 » Grand Cru 2002. 60 Pinot Noir d’Aÿ, 40 Chardonnay. Finesse de la bulle, vineux. De la longueur.

Clos de Goisses, 2000. Le coteau en propriété. 65 Pinot Noir 35 Chardonnay. Dégorgement 2010. Un peu dosé. Nez encore levure, sous-bois.

Blanc de blancs 2004. Nez noisette, légèrement beurré. Tendu.

Rosé 2003. 70 Pinot Noir 30 Chardonnay. Nez fermé. En bouche gourmandise du bonbon (groseille).


Languedoc.

Hecht et Bannier. Deuxième rencontre avec François Bannier à 15 jours d’intervalle. J’en profite pour en savoir un peu plus sur la spécificité des Saint Chinians et Faugères en prévision de la dégustation des Fines Goules qui s’annoncent.

Minervois 2009. Sur le fruit. Bien gouleyant. Finale un peu réglisse.

Saint Chinian 2009. Sur les épices et la puissance.

Côtes du Roussillon villages 2009. Pesant. Quelques pointes de fraicheurs.

Faugères 2009. Travaillé avec 30% de Mourvèdre. Plus de fruit frais. Finale cacao, un peu de fût.


Loire.

Alphonse Mellot. Ne connaissant pas encore les Sancerres au premier Grand Tasting, cela avait été ma découverte. J’avais été alors converti par Emmanuelle au Sauvignon et surtout à l’époque au Pinot Noir. Maintenant leur stand est descendu de l’espace découverte de la terrasse à la grande salle.

Sancerre La Moussière 2010. Discret à ce stade, mais sans défaut.

Sancerre Satellite 2010. Mieux, plus complexe. Sur une belle minéralité, sans acidité agressive.

Sancerre Edmond 2010. Au nez, un peu plus de fruit apaise le bois. En bouche, le fût est plus léger. Le fruit tient la longueur. Un grand Edmond.

Sancerre Génération 2009. Equilibre entre le profil végétal (rafle) et la chaleur du millésime.

Château de la Soucherie. A la recherche de Chenin sec avec Hakim pour une prochaine dégustation du club.

Anjou blanc 2009. Fermentation en fût. Un peu cire (pas encaustique). Bien, sur la souplesse.

Savennières « Clos des Perrières » 2009. Un peu fumé, plus de tension minérale. Très fût. Vraiment bien pour les amateurs de bois.

Domaine de la Taille aux Loups. Poursuite avec Hakim de notre panorama du Chenin de Loire. Bien que refroidi par ma découverte des vins de Jacky Blot en 2007 lors du salon de la RVF, il était temps de reconsidérer mon avis. Jacky Blot très à l’aise pour gérer l’affluence sur son stand.

Montlouis sur Loire Triple Zéro. Nez pomme. Plus pétillant que le Champagne. Aïe, mauvaise entrée en matière en mettant le pied du côté des vins natures.

Vouvray « Clos de la Bretennière » 2010. Nez vanille. Plus sec en bouche. Très vanillé au nez et en bouche.

Montlouis sur Loire « Rémus » 2010. Nez tendu. Fût dominé par la minéralité. Très belle amertume (pamplemousse). Vraiment bien.

Montlouis sur Loire « Clos Michet » 2010. (parcelle sortie de Rémus). Retour du boisé Bretennière. Mais moins vanille. Plus de matière en bouche, moins tendu.

Montlouis sur Loire, Rémus Plus 2009. Vieilles Vignes de 80-100 ans, sélection de barriques de Rémus. Nez chaleureux, toujours boisé.

Vouvray « Clos de Venise » 2009. Nez boisé, pétrole (bitume). En bouche, plus agrume.

Montlouis sur Loire « Rémus » 2005. Boisé fondu. Grosse matière en bouche. Vraiment bien.

Montlouis sur Loire « Rémus » 2002. Sur champignon/sous-bois au nez. En bouche, moins exubérant que 2005, plus sur les fruits exotiques (mangue, ananas). Les 3 millésimes de Rémus seraient parfais pour notre dégustation.

Domaine Henri Pellé. Pour comparer aux Menetou d’Albanne et Bertrand Minchin.

Menetou-Salon Morogues 2010. Sur les cailloux du haut du coteau. Nez discret. Bouche souple, finale sans défaut.

Ménetou-Salon Morogues « Vignes de Ralier » 2010. Sur la roche. Nez très fruité, un peu exotique. Plus minéral en bouche.

Ménetou-Salon Morogues « Les Blanchais » 2010. Vieilles vignes sur argilo-calcaire. Tendu par l’acidité. Moins minéral et plus fruit en bouche.


Rhône

Clos du Mont-Olivet. A nouveau, un nom glissé dans notre oreille lors d’échanges entre dégustateurs côtoyés sur les stands prompts à partager leur coup de cœur de la journée.

Châteauneuf du Pape, blanc 2010. Simple (comparé à un Beaurenard ou à un Lirac de la Mordorée). mais gourmand.

Côtes du Rhône, Montueil La Levade 2009. 80 Grenache, 15 Carignan, 5 Syrah. Joli fruité pour du Grenache (je ne dis pas toujours cela du Grenache).

Châteauneuf du Pape, La cuvée du Papet 2009. 80 Grenache, 15 Syrah, 5 Mourvèdre. Sur le fruit, pas de sécheresse (pas de fût neufs, que du muids).

Châteauneuf du Pape, Clos de Mont-Olivet 2006. Encore sur la fraicheur (j’ai connu des CNP qui partaient plus vite se rouler dans les feuilles des sous-bois). Bien pour un Grenache de cet âge.

Delas frères. Je n’avais pas préféré ces Syrah nordiques lors de précédents GT, jugées trop marquées par le bois. Je mettais mes convictions de dégustateur amateur dans ma poche et tentais à nouveau l’expérience encouragé par Hakim. Le stand Delas est encerclé sur ces trois faces (sic) par des grappes de dégustateurs. Les employés de Delas s’en sortent bien, gérant avec calme et professionnalisme les verres tendus.
A trois, nous attendons tranquillement notre tour et pouvons être pris en main, notre serviteur prêtant même son tabouret à Pascal dont le dos commençait à lui taper sur les papilles.

Saint Joseph « Les Challeys » 2009. Assemblage délibéré de Syrah poussant sur toute l’étendue de l’appellation. Sur le fruit et charmant. A prendre les yeux fermés pour avoir un St Joseph dans le verre.

Crozes Hermitage « Le Clos » 2009. Sélection d’une parcelle emblématique du terroir de Crozes. Du fruit, extraction un peu plus poussée, un peu sec. Bien.

Crozes Hermitage, Domaine des Grands Chemins, 2009. Bof, séchant à ce stade.

Hermitage, Domaine de la Tourette, 2009. Parcelles en propriété. Nez très grillé. Super tannique en bouche (bouteille juste ouverte).

Hermitage « Les Bessards » 2009. Sélection de leur plus belle parcelle d’Hermitage. Plus sérieux : le fruit est porté par la minéralité. Plus raffiné, donc parait moins puissant. Élevage demande à se fondre, belle bouteille en devenir.

Côte Rôtie « La Landonne » 2009. Sélection d’une parcelle. Très grillé. En bouche, un vin qui vous fait oublier vos soucis. J’aurais envie de passer une soirée avec lui tellement il a de choses à me dire. Vraiment bien. Mon coup de cœur de ce salon.

Côte Rôtie « Seigneur de Maugiron » 2009. Après la Landonne, paraît presque floral (lilas). Belle matière, toujours sur le grillé de l’élevage.

Domaine de la Mordorée. Fabrice Delorme étant occupé à apprendre l’usage du crachoir à un couple de jeunes dégustateurs débutants, je goute avec leur jeune commerciale les vins pour certains pas encore en bouteille que nous allons réserver en fin d’année. Certainement le domaine sur ce salon que je connais depuis le plus longtemps. Un des très rares chez lequel je me sois arrêté plusieurs fois lors de mes voyages épisodiques au sud de Montélimar.

Lirac « La Reine des Bois » blanc 2011. Nez très ouvert, poire. Finale sur une pointe d’agrume. Le bel équilibre que l’on attend de ce haut de gamme.

Condrieu 2010. La cuvée dont certains d’entre nous ont réservé leur bouteille pour la sortie événementielle des jeunes viogniers nordistes du domaine. Très bonbon, pas si abricot.

Tavel « La Dame Rousse » 2011. Nez de rose, framboise. Bouche sans sécheresse. Bien. Toujours un rosé que l’on ne sort pas par défaut de sa cave.

Lirac « La Dame Rousse » 2009. Nez un peu groseille, fraise encore fraiche. Bien en bouche, sans chaleur. Bien.

Lirac « La Reine des Bois » 2009. Un peu de Mourvèdre passé en fût. Pus sérieux mais tout aussi buvable sur la fraicheur. Finale un peu sèche (fût ?).

Lirac « La Reine des Bois » 2010. Pas encore en vente. Nez fermé, quelques pointes de fruits rouges. Très tannique, la même sècheresse que sur le 2009. A attendre (évidemment !).

Châteauneuf du Pape « La Reine des Bois » 2010. 80 Grenache. Plus puissant. Un net pallier dans ce millésime dont je ne me souviens pas dans les précédents. Plus fruité en bouche sur la douceur. Finale moins sèche. Bien.

Ferraton Père et fils. Suite à mon coup de cœur partagé avec Alain lors du premier GT, nous commandons maintenant depuis deux millésimes leurs vins en primeur. Ici, c’est l’occasion de gouter les vins que nous avons réservés sur leurs bonnes paroles.

Saint-Joseph « La Source » blanc 2010. Léger perlant à l’attaque relève le fruit. (le reste de mes notes illisible)

Saint-Joseph « Le Paradis » 2010. Nez Syrah, cassis, épicés. Très typé. Vraiment bien.

Crozes Hermitage « Les Pichères » 2010. Sur le fruit. Bien fait.

Cornas « Patou » 2010. Nez plus vineux. En bouche chaud et tannique, sur le grillé. Pile dans mon image du Cornas. Bien mais à attendre.

Côte Rôtie « Montmain » 2010. Nez fermé. En bouche, puissance et velours. Vraiment bien. (cool j’en ai réservé en primeur)

Hermitage « Les Miaux » 2007. Nez sorbet framboise. Très délicat. Vraiment bien.

Michel Chapoutier. Encore une maison où nous réservons en primeur, au nord comme au sud, pas encore dans l’hémisphère sud. L’accès à leur stand est victime de l’attroupement de l’Angélus d’en face. Sur les bords, ça passe mais accueil plus mouvementé que chez Delas. Le lendemain, en rupture de stock à déguster ou inconfort du stand trop important?, je ne verrai personne sur leur stand.

Condrieu « Invitare » 2010. Abricot. Bonne bouteille pour l’apprentissage de la dégustation du viognier.

Ermitage « De l’Orée » blanc 2008. Bien quoique retenu à ce stade.

Côtes du Roussillon-Villages Lesquerde « L’Esquerda » 2009. Plutôt floral (lilas). Ravit Pascal.

Hermitage « Monier de la Sozeranne » 2009. Même côté floral du Roussillon. Vineux. Belle finale.

Australie, Pyrénées-Victoria Landsborough 2009. Depuis peu de temps, je connais un peu mieux la région grâce à ma rencontre avec Julian Castagna. Hé oui, je savais que l’Australie a aussi des Pyrénées. Joli Syrah australienne, loin de la lourdeur stéréotypée.


ITALIE

Les Italiens parqués dans leur casemate pompeusement appelée “pavillon” comme les années précédentes. Un espace disproportionné par rapport à l’intérêt des vins. Si il y a un progrès à faire dans l’organisation de ce salon, ce serait certainement de traiter avec plus d’hospitalité nos voisins transalpins.

Stefano Amerighi. Je voulais gouter du Sangiovese. Mais je n’étais pas le seul dans le pavillon. Ne pouvant accéder aux stands de la Toscane pris d’assaut, j’ai l’œil attiré par les étiquettes de Syrah des deux bouteilles de ce domaine. Syrah/Italie un rapprochement que je n’avais pas encore fait. Me voilà donc un peu plus au sud, à mi chemin entre Bologne et Rome, Stefano parle suffisamment bien français pour que j’apprennes que la DOC Cortona est connue pour ses Syrah. Le Cortona Syrah doit comporter au moins 85% de Syrah. Stefano est à fond dans la biodynamie. Malgré ses connections avec le cosmos, il en parle avec timidité. J’ai pris très peu de notes pour ne rien manquer du moment. Ses vins seraient disponibles à Paris au resto frenchie.

Cortona Syrah 2008. Très pur, fruité. (C’est marrant comment je déguste avec des a priori les vins naturels dans leur environnement bobo parisien et avec candeur dans le cadre plus snob du GT). Très intéressant.

Cortona Syrah Apice 2008. Zut, j’ai oublié de noter la spécificité de cette cuvée “Apex” et mes impressions.

Le lendemain, nous survolions le stand des vins de Frioul.
Borc Doròn. Denis Montanar dénote sévèrement avec ses allures de supporter du PSG (Trol: il doit utiliser ses cheveux pour des préparations cosmiques) derrière ses bouteilles perdu entre les hôtesses très bunga-bunga qui servaient les autres domaines de Frioul. Par contre, Denis ne parle pas français et nous pas un mot d’italien non plus. Son importateur français de la maison du Wisky pourtant à ses côtés ne nous aide pas à communiquer avec Denis et à comprendre ses vins. Dommage que le courant ne passe pas entre un vigneron et son importateur. Le domaine de Denis Montanar travaille en biodynamie et à gouter ses vins, je pense qu’il fait aussi beaucoup d’économie de souffre chimique.

Borc Sandrigo, T.... Friulano 2010. Cépage tocai friulano. Nez fumé, ferreux. Bouche fruitée, contrastée.

Uis blancis 2006. Cépages tocai friulano et verduzzo. Sur le cidre, sans le pétillant. Douc.

Verduzzo friulano “Scodovacca” 2003. cépage verduzzo friulano. Très foncé. Gout cire prononcé. Intéressant dans son registre.

Le vin du jumelage 2005. cépages merlot et refosco à tige rouge. Drôle d’équilibre entre acidité et fruité. Puis viandox.

Russiz Superiore. D’après ce que nous avons compris, ce domaine exploite les meilleurs terroirs de l’appellation DOC Collio.

Collio Sauvignon Riserva 2008. Comme le nom l’indique, Sauvignon. Élevage 3 ans sur lie. Nez vert (herbe, sauge, bourgeon de cassis). En bouche, très fumé. Interprétation particulière du Sauvignon.


ESPAGNE.

Un peu déçu d’avoir dû renoncer faute de persévérance à gouter de Sangiovese italien, je comptais bien satisfaire mon appétit pour les cépages barbares. Les Tempranillo proposé du côté du stand des vins espagnols allaient m’en donné l’occasion.

Plusieurs vignerons du nord de l’Espagne avaient été invités par Florent Barrère, leur importateur bordelais. Après Victoria Benavides, ayant compris notre souhait de gouter plusieurs Tempranillo, nous a conseillé ce que les nord-américains appelleraient un “Tempranillo flight”. Nous avons vite été pris en main par Florent qui était aussi excité qu’un gamin le matin de Noël en déballant ces jouets au pied du sapin pour nous servir et nous présenter ces vins.

Rioja, Exopto, Horizonte 2008. Cépages Tempranillo (80%), Grenache (10%) et Graciano (10%). Nez chocolaté, un peu de fruit. Bouche sur le fût et en souplesse. Arrondi par la sucrosité.

Nous voici à nous faire servir par Javier Zaccagnini le propriétaire. J’avais découvert et acheter ses vins grâce à une dégustation de CavePrivée. Tout au plaisir de pouvoir échanger quelques mots avec lui, je n’ai pas pris de notes sur les vins dégustés. Je sais seulement que je regrette de n’avoir pas plus de ces bouteilles en cave.
Rueda,
Ossian 2009. Cépage Verdejo.

Ribera del Duero, Aalto, 2008 (?) et PS 2007 (?). Cépage Tempranillo. Pas de notes écrites, mais j’avais à nouveau compris en goutant ces vins pourquoi je voulais en avoir en cave. Le PS très boisé à attendre sérieusement.

Puis Viki nous reprend en main pour nous présenter ses propres vins.
Toro, Elian Mora, 2009
. Cépage Tinto de Toro (tempranilo). Élevage en fût américain. Très glace au caramel.

Toro, Elian Mora, Crianza 2008. Cépage Tinto de Toro (tempranilo). Crianza = élevage d’un an en barrique (ici moitié françaises moitié américaines). Marqué par le bois, un peu sec à ce stade. Gourmand.

Toro, Elian Mora, Gran 2008. Cépage Tinto de Toro (tempranilo). Produit seulement les grandes années. Élevage long en fût français. Premier nez bizarrement sur le Grenache. En bouche, le fruit se révèle. Très tannique. Grand mais à attendre.

Toro, Elian Mora, Reserva 2004. Cépage Tinto de Toro (tempranilo). Nez discret. Bouche sur la longueur, avec un beau retour. A boire maintenant.

Dans la catégorie meilleur moment sur ce salon, la rencontre de Florent Barrère, Viki Benavides et Javier Zaccagnini sont sur le podium par équipe. Leur gentillesse à tous les trois me fait penser que Florent doit aussi choisir les vins qu’il importe sur l’attachement qu’il porte à ces vignerons.


SAINT-CHINIAN
Avec Hakim, nous arpentons le stand du conseil Interprofessionel des Vins du Languedoc pour préparer la prochaine séance des Fines Goules. Nous avions prévu initialement d'opposer les vins "d'altitude" de Saint-Chinian versus ceux de la plaine. Nos différents entretiens avec les vignerons du crus nous ont fait comprendre que cette clé d'entrée n'est pas pertinente. Nous orientons donc notre dégustation vers une comparaison des vins sur schistes de Faugères, mais aussi de Saint-Chinian contre les vins des terrains argilo-calcaire de Saint-Chinian.
Notre hotesse de Saint-Chinian nous prépare donc la dégustation en séparant les vins selon leur terrroir.

Les vins de schiste

Les Terrasses de Gabrielle "et moi et moi et moi" 2008. 50% Lledonner Pelut (le seul hectare de l'appelation) 30 %, Syrah 20 %, Mourvédre. Sur le fruit croquant.
Clos Bagatelle, Veillée d'Automne 2008. Syrah 40%, Grenache 30%, Mourvèdre 30%. Manque de bol le site de l'appellation le classe dans les argilo-calcaire. Attaque sur la Syrah, bouche sur le Grenache.
Château la Dournie, la Dournie 2008. Nous retrouvons là le vin de Véronique Etienne dégusté la semaine précédente Porte de Versailles. Un peu plus de tannins perceptible. Le fruit est un peu plus croquant.
La Cave de Roquebrun, les Fiefs d'Aupenac 2008. 70% Syrah, 20% Grenache et 10% Mourvèdre. La macération carbonique apporte un fruité immédiat. La finale est un peu tannique.
Domaine de la Linquière, Le Chant des Cigales 2008.70% Syrah, 15% Grenache et 15% Carignan. Re-manque de bol, le site de l'appellation le classe aussi dans les argilo-calcaire. Fruité, un poil plus épicée.

Les vins d'argilo-calcaire

Château de Ciffre, Terroirs d'Altitude 2008. Syrah 60%, Grenache 40%. Re-re-manque de bol, le site internet du château le place sur un terroir de schistes. Un peu de sucrosité, un poil de verdeur
Mas Champart, Causse du Bousquet 2009. Syrah 70%, Mourvèdre 20, Grenache 10%. Vin que j'ai en cave. Plus vineux, plus de matière.
Borie la Vitrèle, Les Crès 2009. Syrah 60%, Mourvèdre 40%. Vin que j'ai aussi en cave. Un peu de mourvèdre marque le vin.
Laurent Miquel, Bardou 2006. Syrah 100%. Atypique, impression minérale inattendue.

 

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25 novembre 2011

L’occupation de la Porte de Versailles par les Vignerons Indépendants

Je ne regarde plus les chiffres: ils devaient être plus de 900 vignerons installés pendant 5 jours au rez de chaussée du pavillon 7 du Parc des Expositions.

L’organisation est rodée au point que je n’ai pas vu de nouveautés (ah si, des prêts de charriots avec un modèle plus petit et plus adapté à la circulation entre les stands). J’y ai passé une bonne partie des après-midi de jeudi et vendredi. En laissant 25€ dans le parking, il faudrait peut-être que je regarde le prix des livraisons enlevés sur le salon. Ce serait encore mieux si je n’avais pas à trainer un charriot dans les allées.

Un après-midi avec Alain C, du Cercle, éprouvante en le suivant dans la pratique stakhanoviste de la dégustation: déguster tous les chardonnay d’une allée. Faisant fi de ma pré-sélection de vignerons, de plus en plus faites sur le net, entre blogs et forums.

Un après-midi avec Hakim M, autre membre du Cercle mais aussi co-animateur de notre club de dégustation, dégustateur évoluant doucement du côté analytique des dégustations suite à ses réussites récentes aux concours de reconnaissance à l’aveugle des vins.

Quelques notes prises plus ou moins sérieusement, juste pour me rappeler et archiver mes faits marquants de ce salon.

Savoie, René et Béatrice Bernard, Cellier du Palais.
Ayant encore en mémoire mes dégustations récentes des vins des Pétavains. Des Apremonts 2010 bien représentatifs. Des roussannes qui ne sont pas sur Chignin pour être Bergeron 2010 plutôt discrètes mais assez nerveuses.

Bordeaux, Yves Armand, Château La Rame.
Un petit blanc sec de Sauvignon bien sur le fruit du Sauvignon. Mince! j’ai oublié de repasser pour gouter le Saint Croix du Mont. Du coup, le dimanche j’ouvre un 2001 sur le Saint Honoré. C’est joli, sans lourdeur, mais à mon gout toujours moins de plaisir qu’avec un Jurançon.

Bougogne, Emmanuel Dampt.
Passage en revue des blancs de chardonnay. Le Bourgogne Tonnerre est bien, comme la cuvée Clos du Château. En chablis, préférence pour le Bréchain 2010, équilibré et fruité; et le Grand Cru Les Preuses 2007 pour sa finale.

Bourgogne, Aurélien, Jacqueline et Éric Palthey, Domaine André Bonhomme
Une gamme de Viré Clessé, ici en 2008, toujours impeccable. Toutefois Les Prêtres de Quintaine un peu trop assommé par le bois à mon gout.

Ménetou Salon, Albane et Bertrand Minchin, La Tour Saint-Martin
La grêle ayant mis à mal leur production de sauvignon en 2009, je retrouvais avec plaisir la gamme en version 2010. Du début avec le Valençay très typé sauvignon mais où la tension minérale prend le dessus en finale, au fleuron Ménetou Salon Honorine sans la générosité du 2008 jouant sur le fil du rasoir de l’acidité.

Lussac Saint Émilion, Charly, Anne, Jean et Suzy Boncheau, Château Mayne Blanc
Le Bordeaux d’Alain C.. Un Lussac Saint-Émilion 2009 chaleureux mais avec une douceur floral. Une cuvée Saint Vincent 2009 portée par la puissance du fruit et du fût.

Champagne, Nathalie et Pascal Agrapart, Champagne Agrapart
J’avais découvert ces vins grâce à CavePrivée. Des assemblages de Grand Crus de blanc de blancs. Entre la rondeur du Terroirs et la tension du Minéral 2005, mon cœur balance entre ces deux styles.

Alsace, Marie-Claire, Marie-Thérèse, Maurice et Jacky Barthelmé, Domaine Albert Mann
Je ne suis pas un fan des vins alsaciens, mais je ne désespère pas Hakim de m’y convertir en me poussant dans les bras des meilleurs alsaciens du salon. Le riesling du Grand Cru Schlossberg 2010 n’est pas dénué d’intérêt.

Anjou, Monique et Tessa Laroche, Domaine aux Moines
Hakim garde les rennes de la visite et nous conduit en Savennière Roches aux Moines guidé par le fil de LaPassionduVin. Une verticale sur cinq millésimes du domaine me convainc que ce n’est pas ici que je trouverai le Chenin sec que je cherche depuis l’arrêt du domaine du Regain.

Bourgogne, Dominique Mugneret, Domaine Mugneret
Je n’allais pas décourager mes compères Raphaël et Hakim qui souhaitaient aller gouter du Pinot Noir si cela peut m’aider à les y convertir. Raphaël, tout fier avec sa RVF sous le bras, me fait donc découvrir un producteur en Côtes de Nuits. Parmi les puissants 2009, j’ai préféré nettement le Vosne Romanée Premier Cru Chaumes moins massif.

Saint Chinian, Violaine et Xavier de Franssu, Mas de Cynanque
Début des choses sérieuses, Hakim et moi nous lançons à la recherche des 6 bouteilles pour illustrer la typicité des vins des appellations languedociennes de Saint Chinian et Faugères pour une prochaine dégustation des Fines Goules. Hakim attiré par les sirènes de la LaPassionduVin, nous conduit sur ce stand. Xavier de Franssu nous fait déguster ses cuvées. Son discours et les vins en bouche nous révèlent rapidement que nous sommes ici avec un travail sur la concentration qui semble plus marquer un style de domaine qu’une typicité locale. Hakim aurait bien mis plusieurs bouteilles en cave. Les vieux Carignan qui s’expriment dans la Fleur 2009 sont particulièrement intéressants. Je n’ai pas senti de faiblesse dans la gamme. Le blanc Athéa 2010, dégusté volontairement après les rouges, remplit parfaitement sa fonction rafraichissante malgré mes craintes d’une roussanne sudiste. Est-ce le vermentino qui apporte ses touches anisées et surtout cette finale saline séduisante ?

Saint Chinian, Véronique Etienne, Château la Dournie
Dans la même région, une gamme comptant moins du cuvées qu’à Cynanque, au bénéfice pour nous d’une plus grande représentativité. Le milieu de gamme d’Etienne de la Dournie 2008 est un bel équilibre de fraicheur.

Saint Chinian, Agnès Gleizes et Philippe Girardi, Domaine La Croix Sainte Eulalie
Agnès Gleizes reprend le domaine familial avec une perception étendue de ce que peuvent offrir les terroirs de la région. Cela nous permet de commencer à comprendre comment nous pourrions organiser la dégustation prévue. L’Armandelis 2008 a retenu notre attention pour son expression d’une Syrah sur un terroir de grès. Le blanc Trandition 2010 est une belle représentation de la fraicheur d’un vin plus séduisante pour le touriste estival.

Saint Chinian, Alain et Laurence Jougla , domaine des Jougla
Je connais ce domaine depuis longtemps pour apprécier leurs vieilles racines. Pour notre dégustation, nous choississons le Signée 2008 pour le contraste de cette Syrah sur schistes à comparer à l’Armandelis de Saint Eulalie.

Faugères, Jean-Luc Saur, Château Haut-Fabrègues
Agnès Gleizes nous avait orienté sur le stand de son voisin Jean-Luc Saur pour compléter notre dégustation avec des vins sur schistes de l’appellation voisine Faugères. L’air dubitatif de Jean-Luc Saur à notre angle de présentation des Saint Chinian et Faugères nous encourage à revoir notre approche. Sa gamme est homogène. Il présentait aussi les vins du fiston Cédric Faur installé sur le domaine voisin des Fontanilles. Pour notre dégustation nous lui préférons le Sélection 2008. Ce jour-là, j’étais particulièrement réceptif au saveur du Carignan, même diluée en faible proportion dans certaines cuvées.

Bergerac, Christian Roche, Domaine de l’Ancienne Cure
Toujours intéressant de gouter les vins de Christian Roche, même pour les amateurs de vins secs. En rouge, je préfère nettement quand le malbec fait son apparition dans les cuvées Abbaye ou Extase 2009.

Languedoc, Christian Mocci, Mas de Martin
Christian Mocci a franchi le pas: afin de ne pas négocier chaque année l’agrément INAO pour ses vins à chaque écart aux cahiers des charges, il passe toutes ses cuvées en Vin de France. Pas de Ultreïa à la dégustation cette fois, mais une surprise avec un Pinot Noir 2008. Et la Syrah de Plein Sud en chemin pour un jeu des comparaisons avec une rhodanienne septentrionale.

Rully, Erell Ninot, Domaine Ninot
Erell Ninot est en passe de devenir une star de Rully sur YouTube. J’ai fait connaissance avec ses vins avant que le changement d’étiquettes viennent souligner la féminité des cuvées. Le Rully Chaponnière 2010 joue sur le fruit, comme ce que l’on attend d’une entrée de gamme. Le Premier Cru Grésigny 2009 est aussi sur le fruit avec une pointe d’agrume en finale qui évite l’amertume trop marquée de certains 2009.

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23 novembre 2011

Dégustation Australienne chez CavePrivée

photo_21_sml[1]Rançon du succès de la formule, il devient plus compliqué de s’inscrire aux dégustations de Cave Privée. Heureusement, ce mois-ci je parvenais à participer à la dégustation des australiens que je n’avais pas encore manquée depuis le lancement de ces réunions de clients.
Ce soir-là, Patrick Moritz l’importateur de Australian Rarities n’était pas des nôtres pour nous décrire les précieux flacons qu’ils avaient ramenés de l’autre continent. Peut-être parce-que les flacons à la dégustation n’étaient plus aussi prestigieux et rares que lors des précédentes dégustations et qu’il y avait moins à dire sur ces vins de consommation plus courante.

South Australia, Heartland Stickleback, White 2010
Cépages Verdelho, Semillon, Viognier, Pinot Gris. 13°. Nez végétal déjà rencontré sur les Verdelho espagnols. Tire sur l’anis. L’attaque est sur un léger perlant. Souple en bouche, la même impression de verdeur. Plutôt court. Correct.

Schwarz Wines, Dust Kicker, Chenin 2010
Cépage Chenin blanc. 12°.  Nez discret, impression de paille/planche. Très amer en bouche, des tendances de Manzanilla. Un peu sec en final. Laisse peu d’impressions.

South Australia, Heartland, Stickleback Red 2010
Cépages Syrah (60%)Carbernet Sauvignon (14%), Dolcetto, Lagrein (Italie, Haut Adige). 14,5°. Nez de Syrah poivré, un peu de douceur. Une pointe de verdeur. En bouche, très enveloppé, sur le fruit. Simple, sans beaucoup de nuances. Un peu sec en finale.

Langhorne Creek – Limestone Coast, Heartland, Cabernet Sauvignon 2009
Cépage Cabernet Sauvignon. Nez de Cabernet Sauvignon chilien: poivron sucré et poivré. Un peu de bois pas très agréable. En bouche, simple, pas de sècheresse.

Barossa Valley, Kalleske, Moppa Shiraz 2009
Cépages Shiraz (90%), Viognier (5%) et Petit Verdot. 14,5°. Au nez, joli effluves quoique la lourdeur arrive vite. Crémeux (caramel) rehaussé par une pointe de menthol.  En bouche, attaque fraiche mais passe vite sur l’impression de fût (sans sècheresse). Plutôt bien, finale sans défaut sur un peu de fumé. Mais pas passionnant.

Barossa Valley, Ben Glaetzer, Bishop 2009
Cépage Syrah. 14,5°. Nez plus discret. Un peu de réduction (cuir). A l’agitation, il y aurait presque un peu de fruit frais (cassis). En bouche, l’alcool commence à se faire sentir. Belle ligne et bel élevage fondu.

Barossa Valley, Rusden, Ripper Creek 2009
Cépages Syrah (55%),Cabernet Sauvignon (45%). 14°. Nez sur la verdeur (tiges vertes). Bouche déconcertante: un fruité presque passé. Peu de gourmandise.

Barossa Valley, Rusden, Christine’s vineyard Grenache 2009
Cépage Grenache. 14,5°. Couleur beaucoup moins foncée. Nez plutôt serpillère. Un peu sec puis pruneau cuit. Bouche plus séduisante: un peu de fruits frais. Pas sec. Semble court sans évolution en bouche.

Barossa Valley, Schwarz Wines, Dust Kicker Shiraz 2009
Cépages Syrah 85% et Mourvèdre (Mataro près de Barcelone). 14,2°. Au nez retour du fruit (cassis) et du poivre. En bouche, attaque un peu sèche, le fruit est bienvenu. Finale cacaotée, un peu de fruit. Intéressant mais pas transcendant.

Eden Valley, Poonawatta, Regional Series, The Four Corners Shiraz 2009
Cépage Syrah. 14,8°. Nez très vanille. Rondeur de la coco. Evolue sur la moka. Un peu de bois à la première impression. Bouche monolithique mais ample. Finale douce et resserrée. A attendre.

Barossa Valley, Ben Glaetzer, Anaperenna 2009
Cépages Syrah (75%) et Cabernet Sauvignon. 14,5°. Nez plus raffiné, pas arrondi par la sucrosité. Bien défini. Torréfaction (café). En bouche, sur les tanins (souples). Belle ampleur sur la finale. Même complexité qu’au nez, belle persistance sur l’acidité.

Eden Valley, Poonawatta Estate , The Cuttings Shiraz 2009
Cépage: Syrah de 20ans, issues d’une sélection de vignes de 1880. Nez un peu moins fruit. Un peu plus goudron/bitume. Manque de peps. En bouche, un peu sec, moins de fruit (un peu de cerise rouge). Le manque de structure l’alourdit.

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Hecht & Bannier chez Loulou

logo_noir[1]Les rencontres dans le monde virtuel (FaceBook et vente internet CavePrivée) se prolongeaient par la rencontre des vins de Grégory Hecht et François Bannier dans un sympathique bar germanopratin (et me permet d’employer cette adjectif fascinant) pour une dégustation privée.

Travaillant dans l’agriculture, j’ai toujours une plus grande propension pour écouter les vignerons qui font pousser leurs raisins. Mais je ne néglige pas les autres sources de plaisir dans la consommation du vin, et surtout pas la promesse de vins de deux négociants du Languedoc au pied de la Montagne Noire et des Cévennes, région qui fait facilement vibrer les papilles.

Languedoc blanc 2010
13,5°. Cépages Picpoul Blanc et une touche de Roussanne. Nez fruité sans amertume. Léger perlant à l’attaque. Un peu alcooleux: à boire frais (température idéale ce soir-là). Direct sur le fruit. Une légère amertume en finale bien appréciable.

Languedoc 2009
13,5°. Cépages Syrah, complétée de Grenache et Carignan. Nez très Syrah, charmeur mais fort, épicé. En bouche, un peu de retenu et une légère astringence (tourne à un peu de sècheresse en finale). A ce stade manque un peu de corps mais il ne faut pas en demander trop non plus à ce tarif. Vin sur la séduction du nez. Attendre un peu pour laisser le plaisir s’assembler en bouche.

Côtes du Roussillon Villages 2009
15°. Cépages Grenache, Syrah, Carignan, Mourvèdre et Lledoner Pelut. Nez plus discret mais toujours sur le fruit. Plus puissant en bouche, alcool plus enrobé par le fruit. Meilleur équilibre nez/bouche. La finale moins sèche fait ressortir le fruit.

Saint Chinian 2009
Cépages Syrah, complété de Grenache et  Mourvèdre. Nez très floral, moins brutal. Bouche typique sur la fraicheur. Des pointes minérales et de fruits croquants. Plus souple en bouche, glisse bien. Bien content d’en avoir en cave.

Faugères 2009
Cépages Syrah avec des touches de Grenache, Carignan et Mourvèdre. Nez un peu végétal (plus bois que rafle), plutôt cacao. Attaque très tannique. Mais le fruit glisse entre les tannins. De la puissance dans un gant de velours.

Maury Vintage VDN 2009
Discret au nez. En bouche, explosion sur le fruit. Finale sur moka, avec une belle fraicheur. Pas de lourdeur de l’alcool. Belle évolution en bouche, pas de sècheresse en finale.

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14 novembre 2011

Les Pétavins reviennent à Paris

Cette année, je ne suis vraiment pas allé aussi souvent dans les Alpes que je l’aurais souhaité. Je n’allais pas manquer en plus l’occasion de rencontrer les vignerons savoyards qui montent à Paris pour faire le promotion de leurs produits.

Rendez-vous à l’étage des Noces de Jeannette, dans une salle feutrée. On est loin de la cohue de saloon de la récente bobodégustation de vins naturels. Même réservée aux professionnelles de la filière, il vaut mieux être dans de bonnes dispositions pour faire une dégustation qui fait la comparaison entre vins monocépages de la même région de raisins bio. 
Bravo aux organisateurs.


Béatrice et Louis Magnin, à Arbin

Je commence naturellement par les vins de Béatrice et Louis Magnin. Naturellement parce-que ce sont les vignerons savoyards que je connais depuis le plus longtemps et parce-que comme l’année dernière ils sont juste en face de l’entrée.
Je m’étais bien gardé de relire mes notes de dégustation prises lors de mon dernier passage chez eux. Retrouver le plaisir de la découverte.

Roussette 2010
cépage Altesse. Nez très doux, miel (mille fleurs). En bouche, bien, sur le même douceur sans aucune pointe d’acidité. Un peu d’amertume mais là encore très douce.

Chignin Bergeron, Verticale 2009
cépage Roussanne. Cette fois, je pense que les efforts pédagogiques de Béatrice ont payé et j’ai fini par mémoriser: Chignin Bergeron issu d’une parcelle qu’ils ont reprise et qu’ils conduise en biodynamie. Nez moins ouvert, plus citronné. Une pointe anisée de fenouil. Plus d’amertume, soulignée par le gras plus prononcé aussi.

Chignin Bergeron, Grand Orgue 2008
cépage Roussanne. Nez plus doux, fruité. En bouche, un peu de cire et une légère amertume. Peut déjà s’envisager sur les plats crémeux. Mais ce serait dommage de ne pas en garder quelques bouteilles à laisser vieillir: je ne me lasse pas de déguster cette cuvée au fil des ans tant elle peut changer.

Chignin Bergeron 2007
Cépage Roussanne. Nez tendu, profil nettement différent. En bouche, moins de largeur. Resserré sur le fruit.

Chignin Bergeron, Verticale 2007
Nez floral. En bouche, sur l’équilibre du fruit et de la cire. Beau touché en finale.

Gamay 2008
Joli fruit au nez, encore très frais. En bouche, plutôt la fraise. Un peu d’alcool en finale.

Mondeuse 2010
Retour auprès des Magnin après avoir dégusté les blancs chez les voisins. nez ouvert, sur le fruit. En bouche, encore des tannins mais le fruit est là. Astringence policée.

Mondeuse Le Rouge 2008
Joli nez encore discret, légèrement épicé. Belle fluidité en bouche. Bien à boire. Un peu tannique en finale, normal pour une mondeuse.

Mondeuse Tout Un Monde 2008
Ancienne cuvée Vieilles Vignes. Au nez, très mondeuse. Un peu de tannins. En bouche de la matière, encore à attendre.

Mondeuse La Brova 2009
Nez sur le fût (grillé, vanille). En bouche, de la classe, même quand le gout du fût passe. Plus souple (arrondi par l’élevage), avant un peu de sècheresse en finale. Reste sur un joli fruit.

Baobab 2008. Chignin Bergeron. Avec sucres résiduels, bien que première parcelle récolté cette année là. Donc pas une vendange tardive de Roussanne comme certains vignerons en Savoie. Arômes évolués (cire), capiteux. L’amertume allège le sucre.


Frédéric et David Giachino, à Chapareillan

D’Arbin, il suffit de franchir les Marches pour arriver chez les Giachino. Ici, quelques pas de côté suffisent. Par contre, il faut éviter les raccourcis entre la Roussanne et la Jacquère majoritaire au pied du Granier. Les frères Giochino ont résolument tourné leurs cuvées vers la lecture des terroirs par la Jacquère. Ici, il n’y avait plus à la dégustation que les quelques cuvées encore disponibles à la vente.

Jacquère,  Monfarino 2010
Nez ouvert, très fruit. En bouche, moins complexe, plus sur l’acidité d’un pamplemousse bien mûr mangé avec son mésocarpe (un peu de biologie végétale, normal pour des amateurs de Pétavins).

Jacquère, Primitivo 2010
Sur un sous-sol de galet de rivière et non pas d’éboulis du Granier. Nez plus gras. Le décalage entre la bouche et le nez est impressionnant jusqu’au bizarre. Sur un autre style, toujours aussi tendu mais sans la même amertume.

Giach ! Bulles
Vin naturellement pétillant. Naturellement pour démarrer la fête sans se faire mal à la tête ni au ventre.


Dominique Lucas, Les Vignes du Paradis à Ballaison

J’avais manqué de peu en mai dernier une dégustation des vins d’Allobrogie de Dominique Lucas chez un caviste de St Julien en Genevois. Je rencontrais pour la première fois ces vins de Chasselas. Et l’ouverture sur la découverte de nouveaux Chardonnay et Pinot bourguignon autour de Pommard lors de ma prochaine visite.

VDP d’Allobrogie, Un matin face au lac 2010
Cépage Chasselas, élevé en amphore. Du gras en bouche, de la complexité, pas d’amertume perceptible. Tout est en place, mais cela reste très délicat.


Gilles et Christine Berlioz à Chignin

Jaja 2010, Jacquère sur Chignin. Bel équilibre entre l’acidité d’un citron et la douceur du miel.

Chez Odette 2010. Assemblage de terroirs de Jacquère. Arômes un peu de fermentation (pomme blette). Terni un peu la fraicheur de ce vin.

Les Filles 2010. Chignin Bergeron. Nez discret, un peu cire. Plus de corps et de générosité en bouche.

Les Fripons 2010. Chignon Bergeron. Même grande parcelle que Les Filles mais sur une partie un peu plus pentue. Nez plus fruité, plus séduisant. En bouche, un peu plus d’intensité et d’amertume. Classique.

El Hem 2010. Roussette, cépage Altesse. Nez marqué, manque de franchise, plutôt sur champignon/artichaut.  Bouche décalée sur l’acidité, mais reste la même impression qu’au nez.


Adrien Berlioz, Domaine du Cellier des Cray à Chignin. Cousin de Gilles, vend très peu en direct aux particuliers. Une parcelle = une cuvée.

Zulime 2010. Roussette, cépage Altesse. Nez un peu fermentation (reste dans le verre de la roussette précédente ?). En bouche, bien sur le fruit. Equilibre évident.

Raipoumpon 2010. Chignin Bergeron. Bouche discrète. Pas sur la construction acide ni l’amertume. Manque un peu de colonne vertébrale.

Méthode traditionnelle. Jacquère pétillante. Nez ouvert, sur le fruit. Bouche aussi sur les champignons.

Marie-Clotilde 2010. Mondeuse. Bien sur le fruit. Belle acidité.

Octavie 2010. cépage Persan. Nez reconnaissable du Persan. Attaque bien, sur le fruit. Mais évolue rapidement sur une sensation métallique (canette d’aluminium). Dérangeant.


Jacques Maillet, Autrement, à Serrières en Chautagne

Retour –relatif- au nord, en Chautagne. Jacques Maillet vend maintenant très bien son vin et n’a plus grand chose à faire gouter encore la vente. Ne pas avoir de problème de débouché lui permet de continuer dans cette autre voie qu’il s’est fixée.

Autrement 2007. Assemblage de Gamay, Pinot et Mondeuse. Nez complexe, un peu évolué (réglisse). En bouche, plutôt court. Intéressant plutôt pour la finale.

Gamay 2010. Nez un peu acétone. En bouche, plus de fruit. Mais persiste sur l’animal.

Pinot 2010. Nez intéressant, pas franchement pinot de bourgogne. Beau fruité en bouche. Finit bien, tient la note fruitée. Atypique pour pinot mais intéressante.

Mondeuse 2010. Nez plutôt biodynamie (écurie). Le fruit vient en bouche. Tanins disciplinés en finale. Intéressant pour la vinosité.


Michel Grisard, Domaine Prieuré St Christophe à Fréterive

J’ai pu passer plusieurs heures en compagnie de Michel Grissard à déguster les Mondeuse 2009 au fût. Pourtant, Michel Grissard déploie toujours la même énergie discrète à faire la promotion de la Mondeuse. Le prix de ses cuvées refroidissant l’enthousiasme de l’acheteur de vins en supermarché, ne boudons pas notre plaisir à déguster les verticales qu’il ne manque pas de proposer lors de ses dégustations.

Mondeuse Tradition 2007. Nez encore fruité. Léger en bouche, mais belle souplesse.

Mondeuse Tradition 2009. Nez moins ouvert, pas trop de chaleur (pour un 2009). Bouche impressionnante de souplesse. Belle complexité en finale. Déjà assemblée, tout ce que l’on attend d’une mondeuse avec quelques années.

Mondeuse Prestige 2009. Nez sur le fût. Bouche impressionnante. Un peu le pépin de raisin bien mûr. Vraiment bien.

Mondeuse Tradition 2006. Nez évolué. Bouche un peu décalée. Un peu de sècheresse. Intérêt de la laisser vieillir ?

Mondeuse Tradition 2005. Nez encore plus évolué. Aussi en bouche. Un peu sec en finale. Passée à mon gout.

Mondeuse Tradition 2004. Nez fruité plus frais mais évolué quand même. En bouche, un peu d’astringence. Mais l’acidité ranime le fruit. Intéressant, parait plus jeune que le 2005.

Mondeuse Prestige 2004. Nez moins ouvert, moins sur le fruit. En bouche, un peu moins de fruit aussi. Le fût reste en finale. A boire mais moins gourmand que Tradition.

Mondeuse 1981. Les fameuses demi-bouteilles que Michel Grisard ressort de derrière les fagots (presque au sens littéral). Cette trentenaire date ainsi du temps où les trois frères vinifiaient ensemble. Et il y a 30 ans, les Mondeuses étaient faites sans le soucis de les faire durer. La bouteille avait été sciemment ouvert la vieille. Nez évidemment évolué. En bouche encore quelques arômes.

Posté par CyrilBasco à 16:42 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
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